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Interview Laura et Nicolas

Laura et Nicolas, tous 2 audioprothésistes diplômés d’Etat, sont en exercice depuis plusieurs années. Tous deux originaires du Sud de la France, Laura est audioprothésiste au centre Audition Santé de Vitrolles  dans l’Est, et, Nicolas, appareillé depuis son enfance, intervient dans le centre Audition Santé de Bergerac dans l’Ouest.

Passionnés par leur discipline, ils travaillent sans relâche pour délivrer la meilleure solution auditive à leurs patients. Nous nous sommes entretenus avec eux autour d’un café.

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre métier d’audioprothésiste ?

Laura : Sa diversité ! Nous avons un côté relationnel important car notre patientèle est très variée. Aussi, nous nous devons de nous tenir à jour des avancées technologiques en matière d’aides auditives. Nous encadrons nos assistantes, nous établissons le lien avec les médecins ORL, les généralistes et orthophonistes.

Nicolas : Sans hésiter, je dirais la bonne ambiance qui règne au sein de mes laboratoires, aussi bien avec mon équipe qu’avec mes patients. Cette ambiance, à la fois conviviale et professionnelle, est vitale dans mon quotidien d’audioprothésiste.

D’après vous, quelles qualités sont indispensables pour être audioprothésiste ?

Laura : Il me semble que les qualités fondamentales sont la patience et l’empathie. Nous sommes là pour accompagner et permettre une rééducation qui peut parfois être longue.

Nicolas : Pour moi, trois qualités sont réellement indispensables : nous devons être à l’écoute de nos patients, savoir être respectueux et professionnels en toutes circonstances.

Laura : Ah oui, tu as tout à fait raison Nicolas ! Pour un audioprothésiste, l’écoute, c’est vraiment primordial ! (rires)

Le conseil le plus important que vous donnez à vos patients ?

Laura : Je dirais le contrôle des appareils auditifs au moins une fois par an. C’est très important et le rendez-vous est totalement gratuit ! Aussi, le nettoyage quotidien des aides auditives avec les produits d’entretien que nous lui avons conseillé.

Nicolas : Attention Laura tu as donné 2 réponses !!! (rires). En ce qui me concerne, je teste tout le temps de nouveaux appareils auditifs. Et je dois dire que le fait de renouveler régulièrement son appareillage (4-5 ans) est la meilleure façon de profiter des nouvelles technologies auditives car elles évoluent très vite. Et c’est cela qui, au final, augmente considérablement la satisfaction de mes patients.

En tant qu’audioprothésiste, quelle a été votre plus grande fierté ?

Laura : Dès qu’un patient (ou son entourage) me dit que je lui ai changé la vie, ça me rend fière bien sûr ! Sur le centre Audition Santé de Miramas, j’ai récupéré l’appareillage auditif d’un petit garçon qui, à l’époque, avait tout juste 5 ans. Il s’était appareillé chez un concurrent quelques mois auparavant. C’est son orthophoniste qui me l’a envoyé car les résultats étaient très médiocres. Nous avons travaillé en collaboration avec son médecin ORL, l’orthophoniste, les parents et la maîtresse... les résultats sont excellents aujourd’hui ! Et de le voir progresser en 2 ans pour tout ce qui est de l’ordre du langage, de la lecture, de l’écriture... et cela à une telle vitesse, c’est un pur régal !

Nicolas : Ma plus grande fierté... Ah oui ! C’était de réussir à appareiller mon père, puis ma grand-mère... Une expérience épique ! (rires)

Vous est-il déjà arrivé de décevoir une personne ?

Laura : Malheureusement oui, quand les attentes sont démesurées et que les patients espèrent des miracles, lorsqu’ils ont trop attendu pour franchir le cap de l’appareillage auditif. C’est pourquoi, il est très important de définir avec les patients dès le premier rendez-vous ce qu’ils peuvent attendre et espérer d’un appareil auditif, mais aussi quelles en sont les limites...

Nicolas : Et malheureusement aussi... Au départ, cela fut assez compliqué car il nous a fallu passer beaucoup de temps à expliquer les bienfaits d’un tel appareillage auditif. Lors de l’essai, les retours de mon patient furent concluants. Mais son dossier de financement n’a pas été accepté. Et j’en suis encore désolé.

Les appareils auditifs modernes sont des petits bijoux technologiques. Certains patients ne sont-ils pas trop dépassés ?

Nicolas : Il s’agit là d’un aspect important de notre métier. Évidemment, on essaie de nos jours de miniaturiser le plus possible, d’être de plus en plus invisible et de rendre la technologie plus simple d’utilisation. Ce qui est très bien ! En tant qu’audioprothésiste, nous nous devons d’être à la page et surtout nous nous devons de simplifier les explications pour rassurer nos patients.

Et toi qui porte des aides auditives depuis ton enfance, as-tu constaté une évolution ces dernières années ? (demande Laura)

Nicolas : Oui à tous les niveaux ! Les appareils auditifs sont toujours plus petits, discrets, élégants et plus précis, ce qui permet d’affiner considérablement les réglages.

Laura : Oui c’est vrai et il y a la compétence de l’audioprothésiste aussi qu’il ne faut pas oublier... (Sourires)

Laura : Et, tu te rappelles de ton premier appareil auditif?

Nicolas : Oui bien sûr... Mes parents l’avaient acheté une petite fortune et il avait la taille d’une grosse pomme de terre (rires). Je suis conscient qu’une aide auditive est un investissement important mais il est possible maintenant de s’équiper avec la dernière génération à moins de 50 € par mois !